UA-65621638-1 http://secourslux.blogs.sudinfo.be/ ok

27/02/2017

MUNO 1 MORT 2 BLESSES

 

Muno: la tentative de suicide collectif privilégiée

 UN DOCUMENT DE LA MEUSE lUXEMBOURG

DE MARC DURANT AVEC Daniel Jeanbaptiste

Photos de Daniel J

Voir aussi la meuse Lux de ce lundi 27 février

L’enquête et les témoignages des survivants seront déterminants dans cette affaire qui a coûté la vie à M. Francis Grisez (69 ans), rue de Cugnon à Muno (Florenville). Son épouse, Marie-Jeanne et leur fils Michel ont, selon nos nouvelles informations, tous les deux reçu également une injection d’insuline. La maman et le fils sont hospitalisés. Les jours de la maman étaient en danger mais il semble qu’elle soit tirée d’affaire. La piste de la tentative de suicide collectif est largement privilégiée.

 

 

IMG_0081.JPG

Au fil des heures, on en apprend plus sur cette ténébreuse affaire révélée par Sudpresse ce dimanche matin, même si les magistrats de garde au Parquet du Luxembourg restent pour l’instant très discrets. Il s’agit vraisemblablement d’un drame familial. La piste de la tentative de suicide collectif est très sérieusement envisagée.

Des doses trop faibles

Plusieurs éléments, selon nos informations, indiquent même que c’est bien de cela qu’il s’agit. Il faut savoir que les parents, Francis et Marie-Jeanne Grisez, modestes retraités, étaient aussi en assez mauvaise santé. Monsieur était diabétique et Mme a beaucoup de mal à se déplacer. Quant au fils, Michel (49 ans), il avait, selon le voisinage, disparu du village depuis de nombreuses années. Il a, semble-t-il réapparu, il y a une quinzaine de jours. Il a connu une séparation, voici neuf mois, qu'il vivait très mal. Tous ces aléas de la vie auraient, selon toute vraisemblance, conduit les parents et leur fils, à prendre une terrible décision, vendredi soir: en finir et se suicider collectivement. En utilisant l’insuline du papa, diabétique.

IMG_0084.JPG

Les trois personnes ont reçu une injection d’insuline. Une forte dose pour le père puisqu’il est décédé. Les deux autres personnes qui ont été piquées ont pu être secourues à temps. Selon nos informations, elles n’ont pas reçu une dose suffisante pour entraîner le décès, vu leur corpulence. La maman, Marie-Jeanne Grisez et le fils, Michel, ont donc pu être « rattrapés ». Ils sont hospitalisés à Libramont. Les jours de la maman étaient en danger, mais dans la journée de dimanche on apprenait qu’elle serait sortie d’affaire.

Muno poison piqure 9 juillet (5).JPG

Qui a piqué ?

L’enquête devra déterminer qui est l’auteur des injections d’insuline. Si le papa est l’auteur, il n’y a évidemment pas de poursuites pénales à envisager. En raison de son décès, l’action publique est éteinte. Et, selon nos informations, on s’oriente de plus en plus vers cette hypothèse.

L’audition des deux survivants sera capitale. Car c’est bien entendu tout à fait différent si l’auteur des injections est encore vivant. Se posera alors le problème de la qualification pénale. Puisqu’on pourrait dès lors parler de meurtre et tentative de meurtre voir d’assassinat et de tentative d’assassinat (meurtre avec préméditation).

 

Muno poison piqure 9 juillet (2).JPG

Les voisins s’interrogent

La maman et le fils seront évidemment entendus par les services de police dès que cela sera médicalement possible.

Le Parquet reste très attentif à l’évolution du dossier mais ne souhaite pas communiquer dans l’état actuel des choses.

L’affaire a évidemment provoqué l’émoi dans le petit village de Muno. Les habitants du quartier parlent d’un couple de retraités, assez repliés sur eux-mêmes. « Un couple très gentil et sans histoire, qu’on ne voyait pas souvent. Ils ne sortaient que très rarement au village, si ce n’est que pour aller au magasin local. » nous explique une voisine. Un autre voisin parle de Françis Grisez qu’il rencontrait à ce magasin de Muno, où ils parlaient ensemble de leur diabète respectif. « Francis peignait aussi quelques tableaux, des paysages. » se souvient encore ce voisin. Le couple était installé à Muno depuis plus de trente ans. Quant à Michel, les voisins qui l’ont connu jeune se souviennent de lui comme d’un garçon souvent seul, timide et renfermé.

 

 

Les commentaires sont fermés.