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02/08/2013

ARLON POMPIER AGRESSE EN CENTRE VILLE

un document de Quentin Deuxan

Un pompier sauvagement agressé au centre-ville

C’est une mésaventure pour le moins inquiétante qu’a vécue jeudi soir un pompier professionnel de la ville d’Arlon. Alors qu’il rentrait chez lui à vélo, comme d’habitude depuis un an et demi, ce trentenaire a été violemment pris à partie par deux individus. «J’ai eu fini mon service vers 20 heures, et j’ai pris le chemin de mon domicile à vélo, comme je le fais toujours», explique-t-il. «Dans la rue du Luxembourg, une voiture qui sortait de son emplacement de parking m’a littéralement coupé la route. J’ai demandé au conducteur de faire attention et, tout de suite, il m’a menacé de me casser la figure.»

Mais le pompier arlonais n’était pas au bout de ses surprises. «Ils m’ont suivi avant de me dépasser dans la rue de Viville. Le convoyeur est sorti et a voulu m’attraper. J’ai réussi à lui échapper. Mais arrivé un peu après le restaurant «Le Fenil», ils ont remis ça. Je me suis retrouvé nez à nez avec eux. J’ai freiné mais il était trop tard et j’ai percuté l’une des deux personnes.»

 ARLON

Mis à terre et roué de coups

S’en est suivi un passage à tabac dans les règles. «Ils m’ont frappé et m’ont mis à terre, en cassant mes lunettes et mon casque. Après ça, ils m’ont roué de coups de poing et de coups de pied.» Groggy, le pompier est alors secouru par un badaud qui appelle l’ambulance. Entre-temps, les agresseurs avaient bien sûr pris la fuite. «Mais j’ai eu le temps de prendre le numéro de plaque», précise la victime.

Un réflexe salutaire, puisque la police d’Arlon n’a pas mis longtemps à retrouver la trace des agresseurs, deux jeunes gens nés en 1993. «Ils les ont attrapé en soirée, en patrouillant dans Arlon, et ils ont avoué. Les policiers m’ont dit qu’ils avaient aussi eu un peu de chance. S’ils ne les avaient pas interceptés directement, cette affaire serait sans doute rapidement tombée aux oubliettes.»

Pas d’illusions sur les suites

Le pompier est aujourd’hui en arrêt de travail jusqu’au 11 août. Il a dû se faire poser huit points de suture à l’arcade sourcilière, et souffre de multiples contusions au niveau de la tête et du dos. Il souhaite à présent tourner la page, sans se faire beaucoup d’illusions sur les suites judiciaires de l’affaire. «Les policiers m’ont dit que mes deux agresseurs avaient encore un casier vierge. Dans ces conditions, et même si je suis en arrêt de travail, je ne crois pas que cela donnera grand chose au tribunal. Tout ce que j’espère s’ils écopent de travaux d’intérêt général, c’est qu’ils ne vont pas les prester à l’arsenal des pompiers, comme cela arrive souvent!»

C’est le moins qu’on puisse lui souhaiter...

Quentin Deuxant

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